Son Univers
Température -40° Celsius. Quelque part au Groënland, au dessus du cercle arctique, le soleil ne s’est pas encore levé sur l’horizon, et ne le fera pas avant plusieurs mois...
Il est presque midi et dans la semi-obscurité de la longue nuit arctique, un Inuk, de son traîneau, observe avec respect une grosse masse blanc-jaunâtre : c’est Nanuq (terme inuit pour désigner l'ours polaire). Celui-ci se dresse en se cabrant puis retombe lourdement sur ses pattes antérieures.
Les 600 kg de muscles et de poils réitèrent la manœuvre et la glace finit par craquer.
Alors Nanuq l’ours polaire plonge en partie son corps dans l’eau libre puis émerge en tenant dans sa gueule un phoque bien gras.
L'OURS BLANC ou OURS POLAIRE (Ursus maritimus)
Dans la langue Inuk (singulier d’Inuit, ceux que l’on nomme "esquimaux") : Nanuq
En anglais : Polar Bear
En espagnol : Oso polar ou Oso blanco
Ours blanc, ours blanc... il n’empêche que sous son épaisse fourrure blanche, il est totalement noir, hihi !
Caractéristiques
Les ours polaires sont des mammifères de l’ordre des Carnivores et de la famille des Ursidés.L’ours blanc mesure de 2 à 3,30 mètres de longueur (voire plus), et de 1,40 à plus de 1,60 mètres au garrot, pour un poids allant de 400 à 600 kg, voire 800 kg (le record est de plus de 1100 kg !). Quand on pense que les oursons à la naissance ne pèsent qu’environ 650 g pour 20 cm de long !
Sa durée moyenne de vie est d'environ un quart de siècle.
Gestation
La femelle, pratiquement deux fois plus petite que le mâle, possède un cycle reproducteur singulier : l’implantation différée. Une fois fécondé, l’œuf qu’elle porte cesse sa segmentation au bout de 2 à 3 jours.Plusieurs mois plus tard, si elle a assez de réserves de graisse pour passer la période chaude, les embryons pourront se développer et les oursons voir le jour, bien à l’abri de la tanière-igloo de leur mère.
Où vit ce nomade?
L’aire de répartition, son territoire (il n’y a pas de territoire individuel) c’est l’océan arctique et sa banquise (permanente et saisonnière) ainsi que les terres qui le bordent (Amérique du Nord, Sibérie) ou les nombreuses îles qui le parsèment (Groënland, Svalbard etc.).Nourriture et chasse
L’ours polaire, le plus gros des carnivores terrestres, se nourrit presque exclusivement de phoques (phoques marbrés et phoques barbus), et plus rarement d’autres mammifères marins comme les morses, les belugas, etc. C’est d’ailleurs le seul ours qui mériterait cette appellation de « carnivore », les autres espèces étant en réalité plutôt omnivores, tels le sanglier ou l’homme.Ce qui rend accessible les phoques à ces chasseurs errants c’est la banquise. C'est-à-dire une partie de la surface de l’océan (donc eau salée) qui gèle à une certaine température (moins 1,9° C) lors de l’hiver polaire (pour la banquise saisonnière). Au bout d’un certain temps (du fait du mouvement de la mer), la densité de la glace étant moindre que l’eau, il finit par se former une couche de glace de un à deux mètres d’épaisseur sur plusieurs millions de kilomètres carrés.
Les phoques chassent sous l’eau puis vont respirer par des percées qu’ils ont faites dans une couche de glace moins épaisse ou bien un chenal d’eau libre. Et c’est en embuscade que l’ours blanc tuera sa proie qui émerge de l’eau ou bien en s’en approchant lorsque celle-ci se repose près de son trou.
Mais l'ours, grâce à son flair, est capable de repérer un phoque sous l’eau et de briser la glace par sa masse pour le capturer (voire le tuer sous l’eau, car l'ours est aussi un excellent nageur).
Son avenir?
Si n'y a plus de banquise, il n'y a plus de proies accessibles pour l'ours...Autres références
- Sur les traces de l'ours polaire (lourspolaire.com)
- L'ours blanc (Wikipédia)